En 1993, James E. Files, ancien associé de la mafia et ex-soldat, accorda depuis sa prison une interview enregistrée, dans laquelle il affirmait avoir tiré le coup fatal qui tua le président John F. Kennedy le 22 novembre 1963. Selon Files, l’assassinat fut le résultat d’une opération coordonnée impliquant des éléments du crime organisé et des services de renseignement américains. Malgré le niveau de détail apparent et la cohérence interne de son récit, sa confession fut rejetée aussi bien par les historiens officiels, les experts universitaires que par la plupart des partisans de théories alternatives ou conspirationnistes. Le témoignage de Files fut considéré non pas comme faux, mais comme épistémologiquement irrecevable - trop anormal pour être intégré dans quelque cadre explicatif existant, qu’il soit officiel ou dissident.
Cette histoire a inspiré notre chroniqueur Paul Jorion qui nous a transmis cette nouvelle, composée « à la manière d’Edgar Allan Poe »...
ACTE I - L’AFFAIRE ROUVERTE
Je confesse que, reprenant ma plume une fois de plus, je le fais non sans un léger sentiment de trouble. Ma pratique de diagnosticien des systèmes complexes m’a laissé peu de temps pour m’abandonner aux formes anciennes. Et pourtant, cette nouvelle affaire nous attira avec une force qu’aucun de nous n’avait anticipée.
Tout commença par un paquet. Non pas une enveloppe, mais une...
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