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Une méditation inquiète sur la condition humaine

Cinéaste japonais parmi les plus exigeants de sa génération, Masaki Kobayashi est l’auteur d’une œuvre habitée par une conscience politique et morale. De la trilogie pacifiste La Condition de l’homme au film de samouraï métaphysique Harakiri, il n’a cessé d’interroger les structures d’oppression – sociales, militaires ou spirituelles – qui pèsent sur l’individu. Présenté en 1965 au Festival de Cannes, où il reçut le Prix du Jury, Kwaïdan est aujourd’hui considéré comme l’une des œuvres emblématiques du cinéma japonais. Une somme visuelle et sensorielle d’une densité inégalée, entièrement restaurée.

MASAKI KOBAYASHI

KWAÏDAN

Production : Shigeru Wakatsuki
Adaptation par Yoko Mizuki du recueil Kwaïdan de Lafcadio Hearn

Japon, 1964, 183 min.

Sortie en salle le 1er juillet 2026

En 1964, Kwaïdan marque un tournant majeur dans sa filmographie. Délaissant la confrontation directe avec l’Histoire, Kobayashi plonge avec maestria dans les troublantes régions de l’invisible en adaptant quatre contes fantastiques tirés du recueil éponyme de Lafcadio Hearn. D’une splendeur visuelle inouïe, l’esthétique du film doit beaucoup au travail du chef opérateur Yoshio Miyajima et du directeur artistique Shigemasa Toda. Entièrement tourné en studio, dans d’anciens hangars d’avions reconvertis en espaces scénographiques, Kwaïdan puise son atmosphère unique...

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