C’est en 1993 que, par l’entremise de Jean-Pierre Vernant, j’ai connu Françoise Héritier, alors à une période difficile de sa vie. Elle était déjà en soins fréquents à la Pitié-Salpêtrière et commençait à être fatiguée de sa triple charge : présidente du Conseil national du sida (depuis 1989), professeur au Collège de France (depuis 1982) et directrice du Laboratoire d’anthropologie sociale (également depuis 1982, succédant à Claude Lévi-Strauss). Nous discutions amicalement (y compris lors de séjours à Bodélio, sa magnifique maison bretonne) des mérites comparés – si j’ose dire – de l’a...
Françoise Héritier, audacieuse, lucide et courageuse
Article publié dans le n°1184 (01 déc. 2017) de Quinzaines

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