Cette œuvre si particulière se situe aux limites : du monde social, du langage articulé, de l'identité stable. Plutôt que de représenter la chute ou d'en proposer une analyse, l'écrivain adopte le point de vue de personnages déjà fragilisés, pour qui la vulnérabilité constitue non pas un accident mais une condition de départ. Ces personnages ne luttent pas, ne cherchent pas à surmonter leur situation. Ils persistent, par épuisement ou par défaut d'alternative, parfois simplement parce que l'existence continue. Cette existence se caractérise par son ancrage dans un présent immédiat, ...
Jean-Pierre Martinet : l’effacement volontaire
Article publié dans le n°1272 (28 janv. 2026) de Quinzaines

Commentaires (identifiez-vous pour commenter)