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Si une œuvre pouvait cristalliser la vie de Pierre Amoyal, ce serait sans doute le Concerto pour violon de Tchaïkovski.
Pierre Amoyal
Dans la lumière de Heifetz. Entretiens avec Antonin Scherrer

Il avait six ans à peu près quand sa mère lui a rapporté des courses un disque de ce concerto, dans l’interprétation de Jascha Heifetz. Ce fut « le choc absolu », « un sentiment incroyable, comme si le corps s’arrête ». Depuis lors, Amoyal nous dit avoir été « littéralement possédé par le violon ». Plus prosaïquement, cela tombait d’ailleurs très bien car le logement était trop petit pour accueillir le piano auquel on avait d’abord pensé.


Si le terme de « vocation » est galvaudé lorsqu’on parle de musiciens, il semble ...

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