La particularité des œuvres d’art dans leur rapport à l’histoire, c’est qu’elles sont avant tout des fragments du présent, d’un présent qui défie l’éloignement du temps. Le passé politique, quant à lui, ne demeure présent qu’indirectement, par les effets qu’il produit : « par des récits ou des vestiges ».
Cette distinction, idée-force du livre, n’a pas toujours orienté la pratique des historiens : la prééminence de l’histoire politique s’est traduite par l’influence très nette de l’histoire événementielle sur l’histoire de la musique. Celle-ci s’est s...

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