Cette anthologie possède une charge affective particulière. Le projet avait été imaginé par Heaney lui-même à la fin de sa vie avant d’être repris par sa femme Marie, sa fille Catherine et ses fils Michael et Christopher. Cela se sent immédiatement. Ce livre n’a rien d’une compilation universitaire pensée pour célébrer un monument littéraire. On y entend quelque chose de plus intime, presque domestique : les poèmes qu’on relit à voix haute, ceux qui restent dans une famille lorsque l’écrivain n’est plus là. En ouvrant ces pages, on n’entre pas dans un mausolée. On rejoint...
Le stylo, la bêche et la mémoire
Article publié dans le n°1276 (25 août 2026) de Quinzaines
100 poèmes

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