Dans les années 1970, les sémioticiens ont ouvert les vannes de l'interprétation des œuvres. Depuis, des ouvrages majeurs, comme Lector in fabula d'Umberto Eco, ont créé des émules chez des littéraires qui ont parfois attrapé la maladie de l'interprétation : l'affabulation. Sans aller jusque-là, il est possible de mesurer les dégâts causés par les interprétations imprudentes : on a vu des universitaires bâtir un « art de Rimbaud » à partir d'une version des Illuminations dont plusieurs philologues et rimbaldiens ont montré l'incohérence ; on a vu des spécialistes de Pas...
Les sables de l'interprétation
Article publié dans le n°1153 (16 juin 2016) de Quinzaines

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