C’est ce vers quoi tendrait une approche phénoménologique de la musique (2). Cette approche exigerait la réduction d’un double savoir : celui du physicien, qui prend le son comme objet théorique, et un savoir proprement musical ou musicologique. Certes, les œuvres, comme les personnes, revendiquent d’être singulières : et accoler, aux unes comme aux autres, une épithète, c’est sans doute les perdre à jamais. Mais comment parvenir, par exemple, à mettre entre parenthèses le genre (concerto, symphonie) auquel une œuvre appartient ou la forme (forme sonate, rondo) qui rég...
Ce que nous entendons
Article publié dans le n°1119 (01 janv. 2015) de Quinzaines

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