Celibidache est en effet le tenant de cette discipline peu connue, qui emprunte à la phénoménologie husserlienne tout en s’en démarquant nettement par certains aspects. C’est sans doute la dimension objectivante de la phénoménologie qui l’a poussé vers cette science : pour Celibidache, il n’y a pas d’autre approche possible de la musique que subjective, mais cette subjectivité doit être dépassée. Ainsi l’interprétation n’existe-t-elle tout simplement pas selon lui : « Il n’y a rien à interpréter. Il y a un paysage. » Or un paysage ne s’interprète pas, il se parcourt. Pour Celibi...
La Musique n'est pas, elle devient
Article publié dans le n°1062 (01 juin 2012) de Quinzaines
La musique n'est rien. Textes et entretiens pour une phénoménologie de la musique

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