Dès sa disparition, en 1983, une campagne de presse forge les légendes d’un Raymond Aron tour à tour bête noire du totalitarisme soviétique, preux chevalier de la liberté et démocrate intransigeant. Un homme qui ne se serait jamais trompé pendant que Sartre, Merleau-Ponty, Simone de Beauvoir se fourvoyaient en des combats douteux. Aron aurait donc été ce démocrate sourcilleux, ce « juste persécuté » qui fut marginalisé pour ses combats contre les tyrannies modernes. Au moment où éclate l’évidence du caractère liberticide de l’ordre néolibéral, où la crise en révèle le visage obscène, il ...
Légendes et vérités de Raymond Aron
Article publié dans le n°1030 (16 janv. 2011) de Quinzaines
Mémoires

Commentaires (identifiez-vous pour commenter)