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Sur la fin

Voici un syllogisme qu’Aristote eût sûrement désavoué : après la musique, il n’y a rien ; après la vie il n’y a rien ; la musique s’identifie donc à la vie.

Contrairement à un roman ou à un film, un morceau de musique ne connaît pas de vie post mortem : une fois achevé, il n’existe plus que dans le souvenir. Si on peut dire d’un roman qu’il « se termine bien », c’est justement parce qu’il n’est pas tout à fait terminé. Ses personnages continuent d’exister « quelque part », de même qu’ils n’ont pas cessé d’exister – dans un monde indistinct, certes – durant les moments où le lecteur a suspendu sa lecture.


Une œuvre musicale, quant à elle, s’achève lorsque s’éteint le dernier son : elle a accompli...

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