C’est à la musique de chambre (dont le violon est difficilement séparable) qu’allait sa prédilection. En témoigne – racontée par la gouvernante de Proust dans son livre de souvenirs (1) – la venue chez lui du Quatuor Poulet, qui exécuta, de nuit et à sa seule intention, le Quatuor de Franck. Anne Penesco note qu’il n’y a aucun concerto dans l’univers, réel ou fictif, de Proust ; il manifestait peu d’intérêt pour la virtuosité et l’esprit de rivalité propres à ce genre. De même, son contemporain Paul Dukas regrettait à l’audition d’un concerto de quelque valeur que son a...
Vers la littérature par la musique
Article publié dans le n°1035 (01 avril 2011) de Quinzaines
Proust et le violon intérieur
(Cerf)

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