Avec délicatesse, Rodin touche et caresse, avec sensualité et amour, une main de marbre : « voilà une main, une main de marbre que j’ai trouvée chez un brocanteur ; elle est cassée au ras du poignet ; elle n’a plus de doigts, rien qu’une paume ; et elle est si vraie que pour la contempler, la voir vivre, je n’ai pas besoin de doigts. Mutilée comme elle est malgré tout, parce qu’elle est vraie ». Rodin perçoit alors la justesse des sculpteurs grecs, leur recherche de simplicité. Il note alors : « L’Antique est simple et c’est une très g...
Contempler et caresser la beauté des Antiques
Article publié dans le n°1097 (16 janv. 2014) de Quinzaines

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