Soutine peint des séries obsédées et envoûtées de paysages agités, de volailles mortes, de bœufs écorchés, de raies ricanantes, de glaïeuls qui flamboient, de visages mélancoliques. Avec obsession et courage, il répète, en des variations, tel village du Midi, telle fleur, telle nature morte, les petits pâtissiers, les enfants de chœur, les femmes distinguées, les excentriques. Il ne commente guère ses œuvres. Il semble (dit-on) timide, farouche, souvent solitaire. Il parlerait peu (1).
Dans ses paysages, la nature serait chaotique. Lorsque son marchand Léopold Zborowski le loge ...

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