Faire kolkhoze : un portrait

« Les degrés d’implication affective sont variables quand on fait un portrait. En faisant celui de ma mère, j’ai poussé le curseur au maximum. »

« Il y a des zones d’ombre chez ma mère, qui avait des duretés : une profonde inquiétude de jeunesse, sorte de tache de son père émigré géorgien, mal intégré par la société française, qui a travaillé pour les Allemands pendant l’Occupation puis a disparu, très certainement exécuté à la Libération. »Imaginez-vous une disparition, quand on est du mauvais côté et qu’on s’appelle Zourabichvili, dans la France de 1944 ! « L’enfant d’émigrés pauvres qui a appris le français à 5 ans s’est construite arc-boutée contre ç...

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