Le Grand Meaulnes a longtemps passé pour le roman poétique de l’enfance, plein d’un charme bucolique qui fleurait bon l’école communale de la IIIe République. Il est vrai que l’intrigue, débutant dans une maison d’instituteurs, est plusieurs fois rythmée par les rituels scolaires de la rentrée des classes et des cours. Au-delà de ces chromos sépia nimbés de nostalgie, on a pu parler à propos du Grand Meaulnes, comme le fit Rachilde, d’un « don d’enfance ». L’expression est à la fois juste et rapide, en effaçant le travail d’élaboration littéraire auq...
Alain-Fournier et les charmes troubles de la « fête étrange »
Article publié dans le n°1229 (02 oct. 2020) de Quinzaines
Le Grand Meaulnes

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