Alors, dans l’art, les corps irréguliers, convulsifs, déviants, déréglés, insolites et les formes anormales circulent sans cesse à travers les siècles, à travers les continents, dans des civilisations différentes. Un grand historien de l’art, Jurgis Baltrusaitis (1903-1988), a constaté : « L’humanité ne cesse jamais d’aimer les monstres, et elle les trouve là où ils sont. Pour les esprits classiques, le Moyen Âge entier en porte le cachet. Tout en cheminant jusqu’au réveil romantique en marge de l’évolution générale, il se ranime régulièrement au se...
La démesure interminable des corps irréguliers
Article publié dans le n°1057 (16 mars 2012) de Quinzaines
Hubris. La fabrique du monstre dans l'art moderne (Homoncules, géants et acéphales)

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