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La pensée mutilée

Gisèle Berkman a publié un livre remarqué sur "L’Effet Bartleby", le héros – est-ce le bon terme ? – de Melville dont l’intrigante et difficilement traduisible réplique (« I would prefer not to », « Je ne préférerais pas ») illustre l’opiniâtre et silencieuse résistance du scribe humilié. Elle publie aujourd’hui un livre qui, d’une certaine manière, veut aussi résister, avec opiniâtreté. Mais c’est un livre de combat, et d’éclat, et de polémique, qui ne cherche pas à plaire, mais veut décrire et dénoncer une dérive contemporaine – le discrédit de la pensée, la peur de la pensée, la haine de la pensée –, un phénomène global pour lequel elle forge le terme de « dépensée ».
Gisèle Berkman
La dépensée
(Fayard)

La « pensée » – par quoi il faut entendre une philosophie contemporaine, issue de Foucault, Derrida, Blanchot… – serait jugée à la fois stérile et dangereuse, et se trouverait privée de ces « larges tranches de temps » que Rimbaud réclamait dans sa « Lettre du voyant » ; nous en serions à l’heure des « positivités triomphantes », un phéno­mène général, de civilisation, dont Gisèle Berkman privilégie quelques manifestations, comme l’évaluation omniprésente, dès l’enfance, la contestation de la psychanalyse, l’émergence de la neurobiologie, auta...

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