A lire aussi

Venise est une formule de l'être

À quatre-vingt-deux ans passés, Marcelin Pleynet, poète reconnu, essayiste traduit, diariste au long cours, professeur titulaire pendant dix ans de la chaire d’esthétique aux Beaux-Arts, auteur d’une œuvre forte d’une cinquantaine de titres, pourrait se borner à aspirer au confort des hommages, mais il n’en est rien. Comme aux temps héroïques de Tel quel, la remuante revue d’avant-garde dont il était le secrétaire de rédaction à trente ans, il revient au contraire aujourd’hui avec un « roman », ce Retour, dont la verdeur étonne…

Dans ce curieux ouvrage, Venise est immédiatement bien plus que le cadre de l’action romanesque. Pour le narrateur, c’est une formule de l’être, libre et disponible : « tout ici respire une histoire de l’architecture, lumineuse et hors du temps, qui invite, sans autre raison, à s’y attarder plus qu’il n’est raisonnable ». La ville a la réputation d’être envahie par les touristes ? Il sait ne pas les voir et n’a pas son pareil pour traverser les foules en restant à la porte d’une église où il est entré pour admirer un beau pavement. Ne voyons pas, cependant, dans cet éloge d...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi