Auteur d’Au plus fort de la bataille (2014) et de La Chute d’Icare (2016), dont l’action se déroule respectivement pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, Jean-François Roseau a récemment publié son troisième roman, Une comédie à la française (2018), dans lequel il évoque, au travers d’une fresque satirique, les ridicules et les compromissions du pouvoir politique sur fond de campagne présidentielle. À l’occasion de la sortie de La Chute d’Icare en poche (Gallimard, coll. « Folio », 2018), Jean-François Roseau revient, dans cet entretien, sur quelques romans importants ainsi que sur la genèse et l’inspiration de son écriture.
Velimir Mladenović : Vous avez publié votre premier roman, Au plus fort de la bataille, lors du centenaire de la Grande Guerre. Comment et pourquoi cette guerre a-t-elle inspiré un jeune auteur de 24 ans ?
Jean-François Roseau : À la réflexion, je crois que mon goût pour la littérature est étroitement lié à celui que j’ai toujours eu pour l’histoire, à la fois comme analyse et comme narration. Cela ne signifie pas que je mette le roman historique au-delà...
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