A lire aussi

La guerre comme une machine de bruits

La Grande Guerre est une longue symphonie tragique. Tu entends le fracas des armes, le roulement de l’artillerie, les obus qui miaulent, le staccato de la mitraille, les sirènes, les sifflets et crécelles, les clairons, les cris, les râles des moribonds, les chansons populaires, les hymnes, les marches funèbres ou triomphales, les silences (1).

EXPOSITION

ENTENDRE LA GUERRE

Sons, musiques et silence en 14-18

Historial de la Grande Guerre

Château de Péronne, 80201 Péronne

27 mars 2014 - 16 novembre 2014

 

Catalogue d'exposition

Sous la direction de Florence Gétreau

Gallimard/Historial de la Grande Guerre, 160p., 24 €

Au cours de la Première Guerre mondiale, les bruits et la fureur affolent les humains ; ils les découragent. Dans leurs lettres, les soldats écrivent : « Jamais nous n’avons entendu tant de bruit. On est complètement abruti par la multiplicité des détonations qui n’arrêtent ni jour ni nuit et qui finissent par vous ébranler la tête. » Pour les artilleurs, la perforation de tympan était une sorte de baptême. Ernst Jünger note : « Après un gargouillement infernal, l’obus explose, foudroyant, volcanique, assourdissant, au point que chacun a le sentiment d’av...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi