Même si l’identité du narrateur reste voilée, inassignable, déjouant donc les facilités et continuités suspectes du récit autobiographique, les épisodes qui se succèdent ici renvoient directement au passé de l’écrivain. La ville de Lyon est plusieurs fois évoquée (notamment au moment de mai 1968, qui suscita la frayeur de la grand-mère). En arrière-plan se dessinent les ombres terrifiantes de la Shoah, les violences de la guerre d’Espagne. Mais ce sont des fragments d’enfance et d’adolescence qui occupent les premiers plans : la figure du père, l’image des grands-parents, la reprodu...
La langue coupée
Article publié dans le n°1095 (16 déc. 2013) de Quinzaines
Elucidations. 50 anecdotes

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