La nef démesurée du Grand Palais est glacée et, parfois, assourdissante. Elle doit être à la fois harmonieuse et presque gênante. Tu entends la grue qui n’est jamais immobile dans une étrange usine ou dans un terrain de démolition. Tu t’approches d’un poteau métallique et tu écouterais les battements d’un cœur, qui ont été enregistrés. Ce serait le bruit (un bruit permanent) et ce n’est jamais la fureur…
Les spectateurs se placent à l’intérieur de l’espace ; ils sont des acteurs discrets ; ils découvrent les instants d’un opéra interminable. Cet oratorio se nomme « Personnes<...

Commentaires (identifiez-vous pour commenter)