Souvent surgissent les mannequins du trouble, les spectres des fantasmes, les grands fantômes du désir. En 1994, René Crevel écrit : « La Grande Mannequin cherche et trouve sa peau. […] Sur le globe de l’œil, la Grande Mannequin glisse en robe de voie lactée. […] Les hommes sont gauches et timides avec la Grande Mannequin. […] Pour la séduire, on essaie du pompeux c’est toujours du macabre ». Dans l’Exposition internationale du surréalisme (1938), un mannequin est une veuve libertine (Ernst), un hermaphrodite avec une veste masculine (Duchamp...
Les objets ambigus, les poupées aguicheuses
Article publié dans le n°1095 (16 déc. 2013) de Quinzaines

Commentaires (identifiez-vous pour commenter)