Ce qui lui tient à cœur, c’est, bien sûr, la musique. Míkis Theodorákis eut très jeune conscience, nous dit-il, de contenir en lui un « réservoir de musique » ; restait à savoir à quoi l’employer. Il reçut des cours de violon, mais il préférait le son que produit cet instrument lorsqu’on s’en sert comme d’une guitare. À treize ans, il compose ce qu’aujourd’hui il considère comme certaines de ses meilleures chansons. Quand il formule le désir d’être Beethoven ou rien, son père est réticent mais ne tarde pas à lui acheter des ouvrages de théorie musicale.
Enfant, il regard...

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