Comme Un homme effacé, ce nouveau roman met en scène un mécanisme – à la fois psychologique et policier – de la culpabilité involontaire. L’univers d’Alexandre Postel se construit autour de cette énigme, dont il tire des effets romanesques saisissants : comment un individu ordinaire découvre l’emprise insidieuse et terrifiante du mal, à l’occasion d’un événement apparemment anodin. On est proche de l’univers de Kafka, par une culpabilité sans cause lovée dans les méandres les plus mornes de la vie quotidienne. On peut penser aussi à Camus, par une écriture qui met au premie...
Se choisir coupable
Article publié dans le n°1131 (01 juil. 2015) de Quinzaines
L'ascendant

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