Omar Merzoug – Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux rapports de la violence et de la politique ?
Étienne Balibar – Je pourrais vous dire que, pour moi comme pour beaucoup d’autres, la politique s’est d’abord présentée dans la modalité de la violence, puisque ma jeunesse était contemporaine de la guerre d’Algérie. Mais d’autres générations, en d’autres lieux, avaient découvert la même chose à partir d’autres réalités, parfois encore plus tragiques. La question qui se posait, cependant, surtout quand on avait effectué sa formation philosophique...

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