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Deux philosophes écoutent les chansons populaires

Charles Ramond (qui tient un séminaire sur Spinoza, depuis 2014, à l’université Paris-VIII) et Jeanne Proust (qui enseigne la littérature à la New York University) viennent de publier un livre étonnant : « Sentiment d’injustice et chanson populaire ». Ils y prennent le contre-pied des lamentations de la sociologie critique et hypercritique – qui voit de l’injustice partout et qui croit que le « peuple » n’est friand que d’égalité –, en s’appuyant sur un corpus de centaines de chansons, du XVIe au XXIe siècle.
Charles Ramond & Jeanne Proust
Sentiment d’injustice et chanson populaire

C’est déjà, quel qu’en soit le résultat, un alliage inédit : un philosophe bien né, de bon ton, ne s’intéresse pas à cette sous-culture, qui ne lui apprend rien, même si elle évoque des souvenirs d’enfance ou de jeunesse, comme quand Johnny Halliday meurt, par exemple. Les auteurs m’apprennent beaucoup. D’abord à faire la connaissance de chansons que je n’écoutais que d’une oreille distraite, voire que j’ignorais totalement et que je n’avais jamais vues écrites. Leur simple recueil – plusieurs centaines – est en soi une richesse. Ce livre soutient une thèse très simple : le peuple ne dit...

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