Ce n’est pas dans les Notes sur Chopin que l’amour de Gide pour la musique est le plus palpable. Gide, pour marquer la supériorité de Chopin, l’oppose trop volontiers à d’autres compositeurs (1). Il oppose Chopin à Wagner en prétendant que le premier est le « moins germanique » des musiciens, c’est-à-dire pour Gide (et, il faut le reconnaître, pour bon nombre de ses contemporains) le moins enclin à l’énormité et aux « excès de tous genres ». Il l’oppose à Schumann, dont la gaîté serait « un peu sommaire et vulgaire », et qui est un poète là où Chopin e...
Le Chopin d'André Gide
Article publié dans le n°1021 (01 sept. 2010) de Quinzaines
Notes sur Chopin

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