Il fallait un jeune auteur – Alexandre Seurat a trente-six ans –, et un premier livre n’ayant pas à confirmer ou infléchir une réputation déjà acquise, pour avoir un tel courage : oser un livre qui s’apparente à un compte rendu de cours d’assises, puisqu’on y entend successivement les témoignages et les dépositions de tous les intéressés, sans que l’auteur apparaisse jamais. Le lecteur est confronté à la violence nue des propos, à la solitude pathétique traversée de culpabilité de ceux qui n’ont rien pu faire, et qui, après coup, reconnaissent qu’ils savaient déjà. Ainsi, l’institut...
Tombeau pour Diana
Article publié dans le n°1138 (01 nov. 2015) de Quinzaines
La maladroite

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