Éblouir : à la fois illuminer par une splendeur et aveugler par une trop forte intensité. La Venise que nous présente l’exposition est un théâtre où tout se donne à voir et à entendre, mais dans un jeu de masques où l’illusion joue à plein, où les identités se travestissent dans une comédie à la fois festive et sourdement mélancolique. Bien des scènes picturales rappellent la tradition de la commedia dell’arte, où les personnages sont ostensiblement joués par des acteurs dont le visage est caché, tandis que l’identité affichée par le masque n’est qu’un « rôle » dramatique.
Venise au Grand Palais
Article publié dans le n°1206 (15 déc. 2018) de Quinzaines

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