Si « l’espace est silence », comme l’affirmait en 1949 Henri Michaux à propos de ce peintre, il est tout aussi bien cri, frémissement, vibration… Les immensités vides et accueillantes des très grandes toiles résonnent des mouvements, accents et scintillements qu’y trace le pinceau. Une grande œuvre, exposée à la fin et inspirée par un morceau du compositeur Edgar Varèse, Déserts (que l’on peut entendre grâce à des casques mis à la disposition des visiteurs), en apporte in fine la démonstration éclatante : le langage pictural s’y dépouille des constructions massives en a...
Zao Wou-Ki ou la souveraineté de la peinture
Article publié dans le n°1204 (16 nov. 2018) de Quinzaines

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