Rabelais : écriture et médecine à l’enseigne de l’humanisme

« On est fâché qu’un homme qui avait tant d’esprit en ait fait un si misérable usage; c’est un philosophe ivre, qui n’a écrit que dans le temps de son ivresse. »Ce jugement de Voltaire sur Rabelais, qui rejoint le paradoxal Éloge de la folie d’Erasme, nous plonge dans la complexité culturelle et scientifique de la Renaissance.

Si le corps tient une si grande place chez l’auteur de Pantagruel et de Gargantua, c’est qu’il est à la fois la marque de l’équilibre ou du déséquilibre de l’âme, l’objet de la science médicale et le marqueur du gigantisme de ses héros, source d’un comique qui est en lui-même une médecine de l’esprit.


La carrière d’écrivain de Rabelais ne procède pas, à la manière des modernes, d’une quelconque réclusion à l’abri du monde, comme ce sera le cas chez Montaigne bien avant Mallarmé et Proust. Elle se fait en plein vent, au milieu d’activités multiples dans lesquelle...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine