Si le corps tient une si grande place chez l’auteur de Pantagruel et de Gargantua, c’est qu’il est à la fois la marque de l’équilibre ou du déséquilibre de l’âme, l’objet de la science médicale et le marqueur du gigantisme de ses héros, source d’un comique qui est en lui-même une médecine de l’esprit.
La carrière d’écrivain de Rabelais ne procède pas, à la manière des modernes, d’une quelconque réclusion à l’abri du monde, comme ce sera le cas chez Montaigne bien avant Mallarmé et Proust. Elle se fait en plein vent, au milieu d’activités multiples dans lesquelle...

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