Patrice Nganang décrit, dans ses romans, la politique de son pays natal, le Cameroun, et la vie quotidienne dans un pays traumatisé. Au lendemain d’une tribune datée de décembre 2017, qui critiquait le président Paul Biya ainsi que son régime dans la gestion de la crise anglophone au Cameroun, il a été arrêté puis privé de son passeport camerounais, avant d’être expulsé vers les États-Unis. La publication récente d’« Empreintes de crabe » est l’occasion d’un entretien très émouvant avec lui.
Velimir Mladenović : Dans Empreintes de crabe, vous racontez vos mémoires sur une vie bouleversée et traumatisée par la guerre ainsi que par l’exil. Dans quelle mesure l’autofiction a-t-elle marqué ce roman ?
Patrice Nganang : C’est difficile à dire, parce que ce roman est avant tout celui de mes parents et que c’est leur époque que je voulais raconter… De ce point de vue, c’est une autofiction. Mais je voulais aussi écrire une histoire de famille : il est vraiment...
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