Trilogie polyphonique, audacieuse et prodigieuse, Les Enfants de Nobodaddy – publié la même année que Vers la société sans pères (1963) du psychanalyste Alexander Mitscherlich – offre une vue imprenable sur l’œuvre d’Arno Schmidt d’une confondante actualité. La servitude volontaire, la banalité du mal, une guerre nucléaire et la vie dans un monde postapocalyptique sont des thèmes récurrents, tout particulièrement dans Miroirs noirs que nous tend le triptyque. Rappelons les mots du philosophe, musicologue et romancier Günther Anders (1902-1992) : « ...
Arno Schmidt, une écriture à coups de poing
Article publié dans le n°1275 (12 juin 2026) de Quinzaines
Les Enfants De Nobodaddy
(Tristram)

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