L’audace du Radeau de la Méduse de Géricault, caractéristique de l’inspiration morbide d’un versant important du romantisme, fait souvent oublier sa date très précoce dans le siècle : 1819, soit trois ans avant le Virgile et Dante aux enfers de Delacroix. L’intérêt de l’exposition consacrée aux « visages de l’effroi » fut de montrer à quel point, dès la fin de l’épisode révolutionnaire, et sans doute dans son sillage, s’est développée en France une esthétique de l’horreur, qui a appelé des scènes de violence et de cauchemar, inspirées autant par l’histoire que par les t...
Figures de l’effroi à l’époque romantique
Article publié dans le n°1149 (16 avril 2016) de Quinzaines

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