Entré en poésie sous le parrainage d’Albert Camus et de René Char, Jean Sénac, homme de passion et d’engagement, très généreux avec les autres écrivains algériens qu’il aidait de son soutien, avait accueilli avec enthousiasme le mouvement de libération de l’Algérie, avant de prendre ses distances avec un pouvoir dont il voyait et dénonçait les injustices. En 1960, il pouvait s’exclamer : « Ô Peuple ! / Révolution / Je chante l’homme arraché à nos flaques, / La superbe santé, / Le soleil vu de face. » Les poèmes écrits au début des années 1970 laissent à l’inverse s’épancher une in...
Jean Sénac et les « cendres exaltées » de la poésie
Article publié dans le n°1216 (16 juin 2019) de Quinzaines
Œuvres poétiques

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