Maître du pamphlet, de la satire et de la polémique, Karl Kraus s’impose comme agitateur hors pair grâce à un coup d’éclat. Son essai satirique « La littérature démolie » (1896-97) déboulonne les figures de proue de la Jeune Vienne (Jung-Wien) littéraire, les Hermann Bahr, Hugo von Hofmannsthal et Arthur Schnitzler. Ce que le brûlot ne fait que suggérer, le poème « Jeunesse » (1917) le clame haut et fort : désormais, la Jeune Vienne, c’est lui. Dans la foulée, avec le goût du paradoxe provocateur qui est sa marque de fabrique, il n’hésite pas à s’afficher antimoderne&nb...
Karl Kraus, toujours (im)pertinent
Article publié dans le n°1276 (25 août 2026) de Quinzaines

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