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Karl Kraus, toujours (im)pertinent

Satiriste, essayiste et écrivain, Karl Kraus (1874-1936) a traversé un siècle sans qualité luttant souvent seul contre tous. Retour sur deux ouvrages majeurs de ce satiriste autrichien qui pris la plume contre la guerre, contre le massacre de la langue et contre le nazisme.
Karl Kraus
Troisième nuit de Walpurgis (Agone)
Karl Kraus
Les derniers jours de l'humanité (Agone)
Eliane Kaufholz
Karl Kraus. Cahier de l'Herne (L'Herne)

Maître du pamphlet, de la satire et de la polémique, Karl Kraus s’impose comme agitateur hors pair grâce à un coup d’éclat. Son essai satirique « La littérature démolie » (1896-97) déboulonne les figures de proue de la Jeune Vienne (Jung-Wien) littéraire, les Hermann Bahr, Hugo von Hofmannsthal et Arthur Schnitzler. Ce que le brûlot ne fait que suggérer, le poème « Jeunesse » (1917) le clame haut et fort : désormais, la Jeune Vienne, c’est lui. Dans la foulée, avec le goût du paradoxe provocateur qui est sa marque de fabrique, il n’hésite pas à s’afficher antimoderne&nb...

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