« La lumière passe au milieu du feuillage » : de même la parole poétique, comme une traversée lumineuse. Jamais une fixation ni un arrêt, ni même une extase, mais une transparence gagnée verbalement dans l’apparente insignifiance des choses. Parole qui n’est jamais un coup de force – une « prise de parole » qui capterait le monde pour le retenir et le posséder orgueilleusement dans le tissu des mots. C’est au contraire une voix qu’on croit avoir entendue, et qui semble prolonger un dialogue déjà engagé. À l’amorce du texte, le silence s’ouvre : cette parole était là avant de se ...
La poésie derrière les larmes
Article publié dans le n°1164 (03 janv. 2017) de Quinzaines
Le poème derrière les larmes : poèmes choisis

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