L’ouvrage érudit et précis de Michel Feuillet examine deux destins croisés, parallèles et opposés : celui du prédicateur éloquent, austère et violent, et celui du peintre élégant qui met en images le néoplatonisme et la culture humaniste que les Médicis ont favorisée.
À tort, il serait trop facile d’opposer le paganisme des tableaux de Botticelli et le triomphe de la Croix de Savonarole, l’humanisme du peintre et l’antihumanisme du prophète de l’Apocalypse. Les deux caractères sont complexes, ambigus.
Trop souvent, certains considèrent Savonarole uniquement comme une reli...

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