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Rejeton tardif du romantisme

Le manuscrit n’a pas été trouvé à Saragosse, et pas non plus dans un chapeau, il a été trouvé, aux environs de 1980, dans les tiroirs de Giorgio Vigolo, écrivain et musicologue romain, alors âgé de 88 ans, lequel avait rédigé La Virgilia soixante ans auparavant, puis l’avait abandonné car il jugeait le roman, inachevé, indigne de la publication. Le critique Pietro Cimatti a-t-il eu raison de l’exhumer ? S’agit-il du chef-d’œuvre de Vigolo, comme l’annonce la quatrième de couverture ou, plus largement, d’un chef-d’œuvre en soi ? 

Ce n’est pas sans raisons que le roman se situe au XIXe siècle, car il aurait pu naître de la plume d’un romantique allemand (Vigolo a traduit Hölderlin). Tous les éléments constitutifs de cette école répondent à l’appel : fusion du réel et de l’irréel, correspondances entre l’homme et la nature, accès au Grand Tout, Unheimich, étrangeté légèrement inquiétante, ewig weibliche, idéalisation de la femme, fantastique subtil, richesse verbale… Sans oublier le goût que tous les écrivains allemands de cette époque (Goethe étant le plus célèbre) nourrirent pour l’Italie. Mais le...

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