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Le psychiatre et le prêtre

Dans la plupart de ses romans, Sandro Veronesi privilégie les états de crise. Dans Chaos, qui obtint successivement le prix Strega puis le Méditerranée et le Femina étranger, il étudie le cas d’un homme jeune qui perd brutalement l’épouse qu’il aime et se retrouve seul avec un petit enfant. Dans XY, au titre énigmatique, il reste dans le même registre mais en élargissant et dramatisant considérablement sa vision. La « catastrophe », épouvantable, indéfinissable, ne touche plus un individu, une famille, mais toute une communauté.

Une très petite communauté puisque ce sont les quarante âmes d’un bourg perdu dans le Trentin, San Giuda (Saint-Judas, le nom a son importance) et coupé du monde moderne par le Dente della Vecchia, une énorme montagne qui ne laisse passer ni les émissions de télévision ni internet. Donc une petite société rurale repliée sur elle-même et déjà déstabilisée avant le massacre : haines entre familles, incestes, suicides qui n’apparaissent jamais au grand jour. Le seul lien avec la petite ville la plus proche, c’est le traîneau à deux chevaux que Beppe Formento utilise pour le ravitaillem...

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