Le 1er mars 1954, André Breton écrit sa première lettre à Joyce Mansour. Il vient de lire ses poèmes. Joyce et Breton ne se rencontreront qu’en 1956. Il écrit : « J’aime, Madame, le parfum d’orchidée noire – ultranoire – de vos poèmes. […] Je n’adore que la Démone ». En avril 1955, Breton imagine Joyce comme une sphinge : « L’Égypte n’a-t-elle pas un doigt posé sur les lèvres ? » Breton perçoit dans les métaphores de Joyce Mansour une « suprême espièglerie ». Lors de leur rencontre, Joyce a vingt-huit ans et Bre...
Un parfum d'orchidée noire
Article publié dans le n°1119 (01 janv. 2015) de Quinzaines

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