À l’heure où les obsessions et les cloisonnements identitaires façonnent notre rapport au monde, le troisième roman de Federika Amalia Finkelstein, Aimer sans savoir, être sans comprendre, nous invite à une immersion profonde dans l’expérience diasporique. L’Argentine s’y déploie comme un territoire palimpseste où la mémoire familiale s’entrelace aux fractures de l’histoire collective. L’auteure explore avec une grande finesse les contours mouvants de la filiation et parvient à matérialiser l’intangible des silences hérités. Un texte qui résonne comme une méditation sensible sur nos appartenances fragmentées.
Aimer sans savoir, être sans comprendre
Ariana Saenz Espinoza : Ce troisième roman poursuit une exploration de la mémoire traumatique et de l'identité, thèmes déjà présents, sous des formes très différentes, dans vos deux précédents ouvrages. Comment l'écriture de ce roman s’est-elle construite ?
Federika Amalia Finkelstein : Lentement. Je l’ai commencée entre 2018 et 2019, mais certains fragments remontent à bien avant. Je réécris beaucoup. Parfois, je retombe sur un passage, une image que j’avais notée des années...
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