Sur le même sujet

A lire aussi

Deux curieuses solitudes

Ils n’appartiennent pas à la même génération, ne partagent pas les mêmes idées politiques, ne cultivent pas les mêmes genres littéraires et pourtant, Francis Ponge (1899-1988) et Philippe Sollers (né en 1936 et décédé au printemps dernier) se sont reconnus d’emblée. Leur dialogue marqué par une estime réciproque et le désir commun d’imposer les œuvres de l’autre a duré une quinzaine d’années – avant leur brouille elle aussi caractéristique de cette époque agitée.
Francis Ponge
Philippe Sollers
Correspondance 1957-1982

« Vous êtes le seul auteur que je puisse lire, ligne après ligne, mot après mot, sans avoir l’impression que je perds mon temps ; avec le sentiment, au contraire, que je gagne quelque chose à chaque pas, au moins autant que lorsque j’écris moi-même… », déclare le 5 juin 1966 Francis Ponge à son cadet de trente-sept ans, Philippe Sollers. Ce dernier n’était pas en reste, d’ailleurs, écrivant tout de suite après leur rencontre à l’Alliance française, en 1957, combien son aîné prenait « place entre le monde et [lui], non à la manière d’un écran mais plutôt d’une lunette »,...

La lecture des articles est réservée à la souscription d‘un abonnement spécifique
La lecture de cet article est soumise à la souscription d'un abonnement. Si vous possédez un abonnement, merci de vous connecter ci-dessous. Si vous souhaitez vous abonner, nous vous remercions d'utiliser un ordinateur plutôt qu'un téléphone ou une tablette

Vous êtes abonné(e)

Identifiez vous

Pas encore abonné(e) ?

Abonnez vous

Choisissez votre formule d'abonnement et accédez à La Quinzaine

Vous aimerez aussi