Ouvrant Les éléments, dès les premières pages, le lecteur s’interroge : même s’il a immédiatement conscience que ce qu’il lit est hautement imprégné par certains discours spéculatifs (le Deleuze du Pli. Leibniz et le Baroque, 1988, par exemple), l’ouvrage qu’il tient entre les mains n’a pourtant rien d’un ouvrage de philosophie. Les développements abstraits et démonstratifs, les prémisses, les conséquences, les articulations attendues, et même cette langue hérissée de termes grecs ou germaniques, tout ce qui fait l’ordinaire du discours de cette discipline est absent de...
Esquisses d’un monde instable
Article publié dans le n°1263 (13 janv. 2025) de Quinzaines
Les éléments
(P.O.L.)

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