Walter Siti n’est pas le seul à constater que le sexe et l’argent mènent le monde, mais il est peut-être le premier à étudier cette question de façon méthodique, en deux temps. Dans « Leçons de nu » (Verdier, 2012, QL n° 1 072) il centrait son analyse sur le sexe, et plus particulièrement sur l’homosexualité. Dans « Résister ne sert à rien », il donne la priorité à l’argent, sans que le sexe soit exclu, mais cette fois sous l’angle de l’hétérosexualité. Les deux romans ne forment pas une suite, mais sont reliés par la personne du narrateur.
Le récit s’ouvre sur une scène traumatisante : l’exécution d’un mafieux, qui n’a sans doute pas respecté les règles. On apprendra plus tard le lien qui rattache cet acte violent au personnage principal du roman.
Du roman dans le roman, doit-on dire, car le narrateur, qui déclare être l’écrivain Walter Siti en personne et se présente en quelques pages, accepte, en échange d’un service important, d’écrire la biographie de Tommaso, qui constituera en fait le corps du récit: « Tu dois me dire qui je suis », précise le ban...
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