Le narrateur raconte depuis l’instant de sa naissance, voire d’avant sa naissance. Cette prise de parole prénatale constitue l’un des gestes les plus puissants du livre. L’enfant refuse de venir au monde, retarde l’accouchement, conscient que naître signifie perdre : « chaque naissance est un oubli ». Cette formule, qui revient comme un noyau poétique et conceptuel, structure l’ensemble du texte. Naître, ici, n’est pas un commencement heureux, mais une amnésie imposée, une rupture avec les morts, les violences et les corps disparus. Le refus de naître dev...
Le corps comme archive chez Victor Malzac
Article publié dans le n°1273 (08 mars 2026) de Quinzaines
Lessive

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