Entre Norah et son père, qui n’estime que les garçons, il ne peut y avoir qu’un dialogue de sourds ou de fous. « Cela n’a ni sens ni intérêt d’avoir pour père un homme avec lequel on ne peut pas s’entendre » se répétait Norah qui avait, à l’endroit de son père, « une inépuisable colonne de griefs » tout en sachant « qu’elle ne lui ferait part ni des graves ni des bénins » et « qu’elle ne pourrait jamais rappeler dans la réalité du face-à-face avec cet homme insondable ». Dans leurs échanges, réduits au m...
Marie NDiaye ou la force des faibles
Article publié dans le n°998 (01 sept. 2009) de Quinzaines
Trois femmes puissantes

Commentaires (identifiez-vous pour commenter)